UNE EXCURSION CHAQUE ANNEE TRES ATTENDUE

Le temps d’un week-end, l’Association culturelle s’est déplacée dans des hauts lieux d’histoire du Lot et de l’Aveyron : Estaing, Conques, Figeac et Beaulieu-sur-Dordogne. Après un petit-déjeuner à Saint-Flour, le premier arrêt fut réservé au château d’Estaing du nom d’une famille qui a donné à la France de nombreuses personnalités militaires ou religieuses. À la Révolution, il est saisi comme bien national et vendu par lots. Au XIXe siècle, les religieuses de Saint-Joseph l’achètent progressivement pour le transformer en école et en couvent. Depuis 2005, le château est la propriété de la fondation Valéry Giscard d’Estaing.
Les Aiguepersois au Château d’Estaing

 

La suite de la journée fut consacrée à la visite du village de Conques. Au Moyen Âge, ce bourg monastique jouissait d’une grande renommée, grâce à la présence des reliques de sainte Foy auprès desquelles les nombreux pèlerins, se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, venaient prier. Les visiteurs se dirigèrent tout d’abord vers les tribunes de l’abbatiale, au premier étage, depuis lesquelles la vue et la perspective ne sont qu’émerveillement. Cette découverte a aussi permis d’admirer les vitraux de Pierre Soulages, qui changent de couleur selon le temps, et leurs reflets dans les différents pierres. Une seconde surprise attendait les Aiguepersois : le Trésor, le plus important de France et le cinquième d’Europe, la pièce la plus remarquable étant la « Majesté de Sainte-Foy », statue-reliquaire du Moyen Âge contenant les restes de la sainte.
Frère Jean-Daniel donne des explications sur le tympan de Conques
Après le repas, frère Jean-Daniel proposa une lecture savoureuse et originale du célèbre tympan du Jugement Dernier. Pour finir la soirée, un concert d’orgue autour de morceaux de musique originaux, permit d’apprécier l’acoustique exceptionnelle de l’édifice.
Le lendemain matin, toujours parfaitement à l’heure au rendez-vous de l’autobus, le groupe partit pour  Figeac afin d’y visiter la vieille ville. Après un tour en petit train dans les rues, on atteint l’abbatiale Saint-Sauveur. Détruite par les Huguenots au XVIe siècle, elle fut reconstruite au XVIIe siècle avant d’être restaurée au XIXe siècle. Sa salle capitulaire fut alors transformée en chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Décorée de panneaux en bois sculpté représentant la Passion du Christ et la Vierge, elle est éclairée par des vitraux d’Henri Feur. La suite de la visite fut l’occasion d’un retour à l’Antiquité débutant par une marche sur la réplique de la pierre de Rosette, installée Place des Écritures, à proximité du musée Champollion. Ce dernier, natif de Figeac, s’est fondé sur cette pierre pour débuter le déchiffrement des hiéroglyphes. En effet, elle présente la particularité cruciale d’avoir un même texte gravé en trois écritures différentes : grec, démotique et … hiéroglyphes.
Le groupe à Beaulieu-sur-Dordogne
L’après-midi, la dernière visite fut pour Beaulieu-sur-Dordogne. Surnommée la « riviera limousine » par la remarquable douceur de son climat, ce village médiéval typique est lui aussi connu pour son église abbatiale du XIIe siècle. Celle-ci est renommée pour son tympan et son trésor. Le tympan représente le Christ en Parousie, c’est-à-dire qu’il est présenté lors de son retour glorieux sur Terre à la fin des temps. Le Trésor inclut notamment une Vierge à l’Enfant, une chasse en émail et un bras-reliquaire en argent. De l’abbaye, autour duquel le village s’est construit, il n’est resté après la Révolution que son église.
Sur le chemin du retour, Olivier Paradis remercia Marie-France Bellier pour l’organisation parfaite et la mise en oeuvre dans les moindres détails de cette belle sortie.

 

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