LE SALON D’AIGUEPERSE A TENU TOUTES SES PROMESSES

Comme chaque année, l’inquiétude grandissait à l’approche du 22ème Salon multi-collections. Connaîtra-t-il son succès habituel se demandait Odile Gaby, administratrice de l’Association culturelle d’Aigueperse et ses environs (ACAE) et responsable de l’organisation de cet important projet annuel. Une trentaine de volontaires de l’ACAE s’attachèrent, cette année encore, à faire de cette rencontre une vraie réussite.

Depuis plusieurs jours, banderoles sur la halle aux blés, panneaux routiers aux abords d’Aigueperse avaient été déployés par Guy Gaby ; annonces dans les journaux, sur internet et à la radio se multipliaient.

En 2017, la date du Salon tombait un jour d’élection présidentielle. Les collectionneurs auvergnats ne s’étaient donc pas éloignés d’Aigueperse et la fréquentation du Salon avait été excellente. Cette année, les visites s’étagèrent sur toute la journée et les couloirs entre les stands ne furent pas aussi embouteillés que l’année précédente.

 Le beau soleil de Limagne fut, sans doute, la cause d’une légère diminution du nombre de visiteurs. Pourtant, un sondage auprès des vendeurs montra, une fois encore, leur satisfaction. Il faut admettre qu’ils furent, comme à l’habitude, particulièrement choyés par les organisateurs, mais il faut dire aussi que les acheteurs – de sérieux et passionnés collectionneurs – furent bien là, plongés dans les piles de documents anciens, de vieux papiers poussiéreux dont ils ne pouvaient se détacher, dans les classeurs de timbres, de cartes postales anciennes, de muselets de champagne, de monnaies anciennes, etc. Il y avait aussi, parmi les nombreux stands, quelques jouets anciens.

Année du centenaire de l’Armistice de 1918 oblige, les interventions de Bernard Boulin et Olivier Paradis, sur la scène de la halle, traitèrent des événements qui marquèrent les dernières semaines de la Première Guerre mondiale : les derniers combats, les dernières tentatives allemandes, mais aussi la vie quotidienne dans le Puy-de-Dôme telle qu’elle ressortait de la Presse locale. Cependant, début novembre 1918,  il fallait lire derrière les lignes des journaux de l’époque pour entrevoir les difficultés et soucis des populations de l’arrière : la fameuse « Anastasie » sévissait encore… En effet, la censure de la Presse, surnommée ironiquement « Anastasie », restait sévèrement tenue par les préfets.

Sur le podium, une belle collection de cartes postales des années 1914-18 était présentée par Alain Rivoire, un fidèle de l’ACAE et du Salon.

Honoraient de leur présence, Claude Boilon, conseiller départemental du Puy-de-Dôme et  Vanessa Rollet, adjointe au maire d’Aigueperse, chargée de l’animation et des associations.

Pour la première fois, un grand stand dit de « militaria », ces objets liés à l’activité militaire d’époques anciennes, avait déployé ses épées, sabres, pistolets du 19ème siècle, un casque de cuirassier et même une canne de tambour-major.

Au total, le 22ème Salon s’avérant avoir répondu aux attentes malgré la concurrence d’un beau et chaud soleil printanier, il ne restait plus qu’à ranger tables, chaises et panneaux publicitaires ainsi que la belle toile de tente de l’Association culturelle déployée fièrement dès l’entrée de la halle aux blés et qui abritait à la fois le bureau d’accueil du Salon, et un étal d’anciennes revues Sparsae.

Dès les visiteurs et les vendeurs partis,  décrochage des banderoles, un coup de balai et, comme pour toute réunion de nos ancêtres les Gaulois (selon René Goscinny), les bénévoles ayant contribué au succès de la journée furent invités à s’assoir autour d’une table pour un amical dîner (pas de sanglier toutefois) durant lequel histoires et rires se mêlèrent aux échanges de souvenirs. Les souvenirs ne sont-il pas un autre type de collection que les adhérents de l’ACAE adorent ? Avant de se séparer, Olivier Paradis remercia tous ceux qui, à commencer par Odile et Guy Gaby, firent de ce Salon 2018 ce beau succès.

Texte : M. Debatisse ; photos : G. Gaby, C. Genest, G. Houzé & N. Moulin