Samedi 4 avril 2026, Olivier Paradis, président de l’Association culturelle d’Aigueperse et ses environs (ACAE), et les rédacteurs de la revue Sparsae ont reçu à la salle Michel de l’Hospital d’Aigueperse, Bertrand Dousteyssier et Laurence Lautier, coordinateurs et auteurs des récentes revues Sparsae 94 et 97, consacrées aux découvertes archéologiques d’Aigueperse et de ses environs immédiats. Étaient présents les élus de plusieurs communes de la Communauté de communes Plaine Limagne.
De g. à dr. B. Dousteyssier, O. Paradis, L. Lautier.
Cette réunion mit à l’honneur les travaux de recherches des dernières années qui furent publiés par l’ACAE. Bertrand Dousteysier est archéologue et ingénieur de recherche au sein de la Maison des Sciences de l’Homme de l’Université Clermont Auvergne. Laurence Lautier est archéologue à l’Institut National de Recherches Archéologique Préventives (INRAP). Grâce eux, à leurs équipes et à leurs collègues de plusieurs autres institutions de recherche, un bilan synthétique des découvertes récentes put ainsi être publié, dévoilant nombre de secrets sur le passé du territoire.
Olivier Paradis souligna l’importance prise par l’archéologie dans plusieurs des travaux des premières années de l’Association culturelle. Si les jeunes amateurs du début ont, depuis les années 2000, laissé la place à des spécialistes professionnels, les articles qui viennent d’être publiés dans la revue Sparsae montrent qu’à Aigueperse les liens ont pu être maintenus, car la connaissance des archives et du territoire apportée par une association d’histoire locale telle que l’ACAE, peut s’avérer utile au travail archéologique.
Bertrand Dousteysier et Laurence Lautier ont rappelé les rôles que l’État a confié à leurs institutions respectives pour les recherches préventives avant travaux et pour la vulgarisation de leurs découvertes auprès des populations et des décideurs. À noter que si les frais occasionnés par ces diagnostics sont à la charge des aménageurs, sur les propriétés privées ils bénéficient d’un financement public.
L’archéologie a un coût mais n’a pas de prix » : c’est ainsi que Bertrand Dousteysier aime à qualifier l’intervention des chercheurs archéologues qui entreprennent des fouilles parfois spectaculaires, comme ce fut le cas sur plusieurs zones d’aménagement d’Aigueperse et de ses environs. Si le coût de ces fouilles et des analyses qui en résultent peut sembler important, les découvertes qui en découlent sont souvent cruciales pour la compréhension de l’histoire locale des populations qui y vécurent il y a plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. De nombreux domaines scientifiques complètent aujourd’hui ces recherches archéologiques comme c’est le cas de l’étude des pollens, des graines, etc. Les technologies nouvelles ont aussi leur place comme c’est le cas de l’emploi du radar à pénétration de sol qui permet de scanner une zone (par exemple forestière) sans creuser ni détruire l’environnement naturel.
Pour conclure, les équipes d’archéologues ayant travaillé sur Aigueperse ont insisté sur la richesse exceptionnelle du patrimoine de la région d’Aigueperse, tant en élévation qu’en sous-sol.