Dimanche 11 octobre 2026, une soixantaine d’adhérents de l’Association culturelle d’Aigueperse et ses environs participèrent à la sortie d’automne consacrée à la baronnie de Mercœur. Cette puissante famille donnera au X e siècle, Idilon de Mercœur, qui sera 5e abbé de Cluny.

Vierge noire de l’église de Saint-Gervazy.

S’étendant depuis Ardes-sur-Couze jusqu’au Gévaudan, cette baronnie dépendait des Bourbon-Montpensier au XVe siècle.

Devant le maître-autel de l’église Saint-Dizaint d’Ardes-sur-Couze.

Le premier arrêt du groupe fut pour l’église de Saint-Gervazy et sa Vierge noire. Volée en 1983, avant de réapparaître dans une vente aux enchères 20 ans plus tard, elle a retrouvé son église depuis 2005. Cet édifice est placé sous les patronages de sainte Édith et saint Gervais. 

L’église présente un « caquetoire« , c’est-à-dire un auvent, accolé à l’extérieur du bâtiment où l’on pouvait discuter (caqueter) sans perturber les prières des offices et autres cérémonies se déroulant à l’intérieur.

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Les visiteurs de l’ACAE ont ensuite rejoint, sur la même commune, l’allée couverte d’Unsac. Ce dolmen en forme de couloir, appelé également l’Usteau du Loup, remonte à l’âge du bronze. Il constitue un rare témoignage architectural auvergnat de cette époque, de la tombe d’un chef ou d’un clan important.

La chapelle de la Recluse d’Ardes-sur-Couze.

Tout comme Aigueperse, Ardes-sur-Couze est une cité tout en longueur. C’est un bourg d’échanges (notamment d’animaux et de fromages) entre les zones d’estives et les plaines. Au son des cloches de l’église Saint-Dizaint, l’ACAE a été accueillie par Christine Labeille, première adjointe d’Ardes-sur-Couze, qui, par sa profession, est chargée de mission des inventaires du patrimoine mobilier du diocèse. La première visite fut dédiée à l’église gothique du XIIIe siècle et à la découverte de ses trésors, comme la Pieta du XV e siècle, la Charité de saint Martin, ou une représentation de saint Hubert en bois polychrome.

Christine Labeille prit aussi soin de décrire le maître-autel et son tabernacle en bois doré du XVIIe siècle, un retable et une peinture sur toile peinte, ainsi que l’orfèvrerie religieuse et les châsses de saint Dizaint et saint Adrier.

Après avoir traversé la ville haute, le groupe s’est dirigé vers la chapelle de la Recluse où est conservé du mobilier provenant de l’ancien couvent des Récollets. C’est dans ce lieu que fut pris le déjeuner, repas très apprécié préparé par les commerçants de la commune, boulanger et boucher. Avant de partir, les visiteurs ont pu apercevoir le « Doigt de Mercœur », restes du château féodal situé sur un promontoire rocheux dominant la ville, mais détruit en 1567.

L’ACAE pose au site de Brion devant le Sancy.
L’église de La Godivelle.

La journée s’est poursuivie avec la découverte de l’église de Rentières, monument entièrement peint de décors fleuris avec palmiers, oliviers et présentant même des hirondelles. Le groupe se porta ensuite à l’église de La Godivelle, célèbre pour ses représentations des 7 péchés capitaux, à l’extérieur de son chevet. Après y avoir admiré la plus grande fontaine du Puy-de-Dôme où, en hiver, venaient s’abreuver les bovins, le groupe est monté jusqu’au lac d’en haut, puis rejoignit Brion, lieu de célèbres foires aux bestiaux dans le magnifique cadre du puy de Sancy !

Peintures murales de fleurs de l’église de Rentières.
Le groupe de l’ACAE devant la fontaine-abreuvoir de La Godivelle.
L‘allée couverte d’Unsac.

 

Mis en ligne le 19 octobre 2026
Texte : N. Moulin
Photos : C. Genest, N. Moulin (droits réservés).